Aéroclub Les Alcyons - Récits & Partages


Souvenirs, souvenirs ...

Cette page relate les voyages ou récits des personnes qui souhaitent partager … et nous faire rêver !

Mais cette page est aussi la vôtre, alors n’hésitez pas à nous envoyer vos belles histoires aéronautiques :-)

Récit du BIA - la suite

BIA des 28 et 30 mars
(Lycée Richelieu de Rueil-Malmaison)


Normandie, Baie de Somme, trait de côte et boucles de la Seine


Le club a accueilli une nouvelle fois un groupe de lycéens dans le cadre de leur Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA).
Les 28 et 30 mars dernier, deux groupes de lycéens et lycéennes (du lycée Richelieu de Rueil-Malmaison) sont venus découvrir les joies du vol et du pilotage.
A la différence du BIA précédent, la destination a été changée. Ils se sont envolés en direction de la côte normande !

BIA cote normande

La côte normande

Comme lors du BIA du 14 mars, la préparation du vol en amont a permis aux élèves de mettre en application les connaissances apprises tout au long de l'année scolaire : choix de la destination en fonction de la météo, tracé du trajet définitif…

BIA prévol

                                              Prévol

Chaque avion était composé de 2 ou 3 élèves accompagnés d’un instructeur.

 

Au départ de St-Cyr-l’École (LFPZ), ils ont pris la direction d’Abbeville (LFOI) puis du Havre-Octeville (LFOH) avant de retourner à St-Cyr-l’École. Grâce à une météo favorable, les villes de Dieppe, du Havre, d’Honfleur et du Tréport ont pu être aperçues.

Les lieux incontournables de la région ont également pu être admirés tels que :

- les falaises d'Étretat,

BIA falaises

                      Les falaises d'Étretat                      

- le pont de Normandie,

- l'estuaire de la Seine,

- le port du Havre,

- la Baie de Somme.        

BIA Etretat

                                        La ville d'Étretat

 

Lors du retour sur St-Cyr-l’École, tout le monde a pu admirer le Grand Trianon et le château de Versailles.

Pendant la deuxième journée de BIA, lors de l’arrêt au Havre, ils ont eu la chance de voir des parachutistes en action. 

BIA parachutistes 

                                                                  Des parachutistes au Havre

 

Chaque élève a pu prendre les commandes de l'avion et ainsi découvrir les sensations du pilotage.

A la suite de ces vols, certains ont émis l’envie, s'ils le pouvaient, de pouvoir apprendre à piloter.

Peut-être allons-nous compter de nouveaux membres… :-) 

test6

                                                                 Le pont de Normandie

 

 Une nouvelle fois, un grand merci à Florian pour son implication, son aide et ses photos ! ;-)

Récit du BIA aux Alcyons


BIA du 14 mars 2017
Lycée Richelieu de Rueil-Malmaison

2017.03.22 BIA Ciel

Au-dessus des nuages, le ciel bleu


Le 14 mars 2017, le club a accueilli 6 terminales du lycée Richelieu de Rueil-Malmaison. Ils se sont initiés au vol dans le cadre de leur Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA).

La journée s’est déroulée en deux parties : la préparation du vol et le vol.
Dans un premier temps, chacun s’est présenté et a décrit ses motivations pour le BIA. Puis le choix du trajet a été déterminé en fonction de la météo. Le trajet a pu être tracé grâce à leurs connaissances acquises lors de leur formation dans leur établissement scolaire.
Avant la pause déjeuner, ils ont pu découvrir les différents avions présents dans le club.
Dans un second temps, les deux équipages (composé de 3 lycéens et d’un instructeur) ont pris places dans les appareils.

Les avions F-GGJL et F-GGXG sont donc partis pour ces vols d’initiation au départ de St Cyr l’École (LFPZ) pour le survol des châteaux de la Loire. Grâce à une météo claire, les châteaux de Chambord, de Chenonceau, ainsi que celui d’Amboise ou encore celui de Château-Renault ont pu être observés. Ils ont également pu découvrir, vu du ciel, le circuit des 24h du Mans.

Au cours de leur vol, ils se sont posés à Blois (LFOQ) puis au Mans (LFRM), avant de retourner à St Cyr l’École.
A chaque arrêt, ces pilotes d’un jour ont pu échanger leur place afin que chacun puisse découvrir le plaisir du pilotage, encadré d’un instructeur. Ils ont pu appréhender les notions de vol en montée, en descentes mais aussi les différents virages.

Tous en sont ressortis très contents de leur expérience. Lors des survols des châteaux le sourire était sur tous les visages.


Voici le vol en quelques photos :

2017.03.22 BIA Chambord                    2017.03.22 BIA Chenonceau

                                                          Château de Chambord                                                                                                                      Château de Chenonceau

 

 

2017.03.22 BIA Circuit

Circuit des 24h du Mans

 

Un grand merci à Florian pour son aide et ses photos. :-)

 

Récit du voyage Vol montagne Septembre 2016

Voyage Club des Alcyons 

Vol Montagne avec l'AC du Dauphiné les 22, 23 et 24 septembre

(Par Dominique Roche)

 


 

Pour changer de l’uniformité des plaines de Beauce et de Brie, Stephane a organisé un voyage club dit «Vol en Montagne» pour quelques amateurs de sensations fortes.


Nous partons avec JL et KG, 2 instructeurs, 3 pilotes et 3 élèves, ces voyages s’adressent à tous.
Les équipages formés, nous filons donc vers Grenoble le Versoud avec changement de pilote à l’aérodrome de Macon entouré de ses fameuses vignes de Pouilly-Fuissé et face à la roche de Solutré, sommet cher à François Mitterrand qui la gravissait chaque Lundi de Pentecôte
Arrivé au Versoud par le lac du Bourget, l’équipe d’encadrement de l'AC Dauphiné nous attend pour nous faire découvrir les espaces montagnards et plus particulièrement ses altiports. 

 

Trois avions sont mis à notre disposition, mais pas n’importe quels avions !! Il y a LB comme "Louison Bobet" (pour les moins de 20 ans il s’agit bien de l'avion de la gloire du cyclisme des années 60). L'autre est le BOPT avec lequel Henri Giraud a fait une énorme partie de ses vols en montagne. Henri Giraud est le pionner de l’aviation en montagne... Regardez un peu sur internet, ses exploits sont impressionnants !!

 

Nous nous envolons donc sur nos trois avions et instructeurs montagne vers notre première destination, Prapoutel sur la droite puis montée vers un col dont le nom m’a échappé et approche vers le bien nommé altiport Henri Giraud de l’Alpe d’Huez. Verticale puis éloignement et nous effectuons 2 à 3 atterrissages pour nous initier aux atterrissages en altitude. Ce premier terrain est en dur, ce sera d’ailleurs le seul terrain en dur sur lequel nous nous poserons, la pente est de 15%, Consigne importante : Ne pas freiner, c’est à ce prix que l’avion atteindra le parking.

 

2016.09 Huez

 

Nous déposons un membre d’équipage de chaque avion pour atteindre notre seconde destination, l’altisurface de St Jean d’Arves. On ne parle plus d’altiport. Qui n’y est jamais allé ne peut le trouver : un champ vert parmi les champs verts dans la montagne à vaches. Une chaussette un peu usée nous indique la direction du vent et surtout que nous arrivons à destination. La technique est théoriquement simple, passage bas, calage altimérique, repérer le vent et ensuite éloignement. Pour le final viser un point en dessous du point de seuil quitte à avoir l’impression d’aller s’écraser sur la paroi , arrondi et laisser les tours et ne pas freiner. D'autres sont allé à Valloire un autre terrain bien encaissé entre des montagne, qui se trouve sur la route du Galibier !!


Après ces émotions retour au Versoud avec le chef pilote Luca qui ‘s’inquiète de savoir si nos oreilles supportent l’altitude! Peu après le col Luca fait un piqué vers la vallée avec un taux de descente qui n’est inscrit dans aucun manuel de pilotage. Retour au Versoud ou nous retrouvons l’environnement plat semblable à Toussus.


Escapade en taxi vers Grenoble ou nous séjournons dans le très agréable hôtel OKKO. Seule surprise, pour atteindre la salle de bain vous devez traverser la douche, Comprenez bien vous traversez le bac a douche, pourquoi pas, l’architecte devait être gaucher ou British………
Le lendemain Vendredi 23 septembre, nous reformons les équipages pour des altiports de première catégorie. Faucon LFA26, La Motte Chalancon et Super Devoluy.


Faucon est l’altisurface qu’il faut avoir fait une fois dans sa vie. Une pente a 25%, vous comprenez pourquoi il ne faut pas utiliser les freins.

 

2016.09 Faucon

 

On a vraiment l’impression qu’il faut percuter la montagne pour se poser sur ce champ pentu . Stephane est comme un enfant, il en redemande sans cesse, on ne peut l’arrêter.
Vol en patrouille pour rejoindre l’aire de piquenique, nous faisons donc route vers La Motte Chalancon pour la pause déjeuner. Vent arrière à l’arrivée, nous n’avons pas le choix de la piste …

 

2016.09 LaMotteChalancon


Après cette pause déjeuner , notre aire de jeu de l’après-midi sera Super Devoluy. Altisurface équipée d’un refuge de montagne. Surface plutôt plane dans un large espace montagnard, une partie des equipages met pied à terre et admire les prouesses des petits camarades.
Samedi matin retour au Versoud pour une dernière visite de quelques altisurfaces : Bacchus la bien nommée, et l’Escoulin que notre instructeur a eu du mal à repérer...

 

2016.09 Escoulin

 

Enfin, retour à Super Devoluy. Le temps en montagne commencant à s’assombrir il est temps de retourner au Versoud
Déjeuner au restaurant de l’aérodrome du Versoud puis départ vers St Cyr avec passage au-dessus des magnifiques lacs du Bourget et d’Annecy. Changement de pilote à Macon et route directe vers St Cyr , Julien nous salue en nous dépassant à bord d’un Cirrus 22
Trois journées de beau soleil et des souvenirs plein la tête .
Merci au club et t à nos chers FI d’avoir organiser ce superbe voyage .
Nous prenons date pour le prochain voyage montagne lorsque la neige sera là.

 

2016.09 SuperDevoluy

Récit du voyage "va où le vent te mène..." du 15 Août 2016

Voyage Club des Alcyons 

"Va où le vent te mène ..."

(Par Philippe Pietrzak)

 


BiginHill en VFR par PhilAero

 

Tout commence mi-juillet 2016 quand Christophe propose aux membres des Alcyons, un « voyage à la carte » où la destination est laissée à l’initiative des pilotes intéressés.
Initialement seul répondant à cette proposition, Vincent se manifeste début Août pour se joindre à l’équipage. Vincent, féru d’aviation et encyclopédie sur les machines volantes de la seconde guerre mondiale, propose la visite du « Heritage Hangar » sur le terrain mythique de Biggin Hill (EGKB), ancienne base du Fighter Command de la Royal Air Force. Nous sommes donc 3 au départ de St-Cyr en cette belle journée du 15 Août, Vincent aux commandes du XG et sa nouvelle avionique GTN650/G500 pour une première branche vers Le Touquet et passer … la douane.

 

2016.08.15 VC 01


Cette première branche, sans difficultés particulières, permet de découvrir les possibilités de la nouvelle avionique GTN650/G500 du XG et c’est à l’heure du déjeuner que nous nous posons au Touquet avec quelques avions Red Bull air races, un Bücker Jungmann de Breitling et un « banderole traffic » annoncé par le contrôle. Une salade et un café plus tard, Vincent remet en route pour la traversée de la Manche direction Biggin Hill (à noter que nous n’allons pas forcément là où le vent nous mène avec cette petite composante de vent de travers) !
A peine décollés, les côtes anglaises se dessinent déjà devant nous ; la visibilité est excellente et à peine une heure plus tard, nous sommes autorisés pour une approche « dead side » pour rejoindre la vent arrière 03 main gauche. Malgré une tentative de Vincent pour rejoindre directement « the heritage hangar » sans passer par les douanes, nous devons stationner quelques instants au parking pour présenter nos passeports aux services compétents et payer la taxe d’atterrissage. Un peu de roulage et nous sommes attendus pour la visite (quelques minutes en retard) où un groupe de visiteurs anglais est déjà sur place.

 

2016.08.15 VC 02

Nous sommes dans un musée volant et même davantage : un atelier de rénovation, ou plutôt de reconstruction de SUPERMARINE SPITFIRE, la crème de la crème des warbirds. Tout y est quasiment refait à neuf !... et toutes les machines (ou presque) sont en état de voler, dont des biplaces, ce qui permet à ceux qui le souhaitent de pouvoir faire un petit vol local moyennant « quelques » livres (£2750 pour 20min). Tous les moteurs Rolls Royce ou Packard Merlin 12 cylindres en V, sont refaits à neuf (sauf UN, d’époque et n’ayant jamais volé… mais sa remise en état est nécessaire). Le Biggin Hill Heritage Hangar abrite pas moins de 13 Spitfire, soit davantage que l’effectif d’une escadrille de 1940-45, une concentration exceptionnelle! De nombreux modèles sont représentés, dont les classiques Mk V et IX, le premier prototype de Spitfire biplace d’entraînement dérivé d’un Mk VIII, le 6ème Mk IX de série, une version de reconnaissance, un ancien d’Afrique du Nord et de Sicile, bref des raretés. La plupart sont d’authentiques guerriers chargés de l’histoire de leurs combats. L’un d’eux marqué de la croix de Lorraine des Forces Aériennes Françaises Libres, est un Mk IX du squadron 341 de la Royal Air Force, plus connu chez nous comme le Groupe de Chasse « Alsace », commandé par René Mouchotte et basé à Biggin Hill en 1943 : c’est le premier escadron de Pierre Clostermann, auteur du célèbre Grand Cirque ! Quelle émotion en pensant à cette épopée sur ce site prestigieux, véritable temple de la chasse alliée pendant la seconde guerre mondiale, de la Bataille d’Angleterre jusqu’en 1945, ayant hébergé de nombreux pilotes de chasse et « as » célèbres de plusieurs pays, y compris Français, Canadiens, Belges, Polonais, Néerlandais, Néo-Zélandais, Sud-Africains, Américains…

 

2016.08.15 VC 03
Le Biggin Hill Heritage Hangar abrite aussi le plus ancien Harvard basé en Europe (T-6 d’entraînement aux avions de chasse fabriqué au Canada), un de Havilland DHC-1 Chipmunk, un Piper L-4H Grasshopper frère du J3 des Alcyons, un Hawker Sea Hurricane transformé en Mk I, des stars de cinéma, et… à vous de découvrir ! En arrivant nous avons également admiré un Hawk des Red Arrows au décollage, un Eurofighter Typhoon au roulage et au décollage avec pleine post-combustion… la routine ici, quelle classe !
Durant notre visite, nous sommes attirés par la mise en route d’un de ces Spitfire qui part pour plusieurs vols locaux avec ses heureux passagers ; son pilote a une natte derrière la nuque : c’est Anna Walker, célèbre pilote de warbirds. La visite s’achève… Un de Havilland DH.89 Dragon Rapide arrive alors au hangar avec la flamme des cadets de la Royal Air Force, apportée ici pour le 75ème anniversaire des « RAF air cadets » : http://www.raf.mod.uk/aircadets/whoweare/

 

2016.08.15 VC 04

Puis séance de photos officielles et notamment avec Anna Walker. Nous échangeons avec elle quelques mots sur sa prestation au salon du Bourget en 2011 sur Seafire Mk XVII, avant de nous préparer (il est déjà bien tard) pour le retour vers St Cyr avant le coucher du soleil.


C’est à mon tour de prendre les commandes et de rouler au point d’arrêt C pour la 03 et c’est parti plein sud direction Deauville. La météo est toujours excellente, la traversée de la Manche sans difficultés et comme pour l’aller, les côtes se dessinent rapidement devant nous. Nous descendons tranquillement vers les falaises d’Etretat mises en valeur par le soleil couchant.

 

2016.08.15 VC 05


C’est une longue finale 12 qui nous est proposée à Deauville où les douaniers nous attendent pour le contrôle de nos pièces d’identité pour ce vol international (ce qui justifie une taxe d’atterrissage x2 environ). Au bureau des opérations, c’est un peu l’affolement en cette période de ventes de « Yearlings » ; il n’y a pas que des Robin ou Cessna, mais aussi du plus gros pour ces amateurs et acheteurs de chevaux de course : Boeing 737 émirati, Falcon 2000 EX, Beech King Air, etc.

 

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Rapidement nous repartons derrière un jet vers St Cyr, la route n’est pas compliquée, les services de la navigation pas assurés à Evreux, la Seine coule paisiblement, le soleil se couche, bref c’est la dernière branche, celle qui signe la fin du voyage mais qu’il ne faut pas négliger. St Cyr est en auto-info : une verticale, la vent arrière et finale pour la 11 en service (et tant mieux pour le soleil dans le dos).

Comme à l’accoutumée, c’est l’heure d’un petit nettoyage de l’avion et des tâches administratives. Bien qu’il soit déjà 21h30, il nous reste encore de l’énergie pour terminer la soirée autour d’une table et partager les moments de cette belle journée et des éléments de théorie pour l’habilitation EFIS du XG…

 

2016.08.15 VC 07


Philippe, Anna, Christophe et Vincent.

 

Récit du voyage en Corse du 16 au 19 Juin 2016

Voyage Club des Alcyons 

La Corse, du 16 au 19 juin 2016

(Par Christian Marey)


Tout a commencé quelques jours avant le départ : 2 soirées passées au club house des Alcyons sous la houlette de Dominique, à évaluer les itinéraires pour se rendre en Corse, à préparer l'organisation matérielle sur place, à voir comment se répartir dans les avions, à penser plan B, plan C... Dehors il fait gris, et il est difficile d'imaginer être bientôt sur une plage... mais l'espoir fait vivre.

 

Mercredi veille du départ, la météo ne semble pas clémente. Tout le monde est prêt, mais malgré les diverses routes possibles pour traverser la France (par les Alpes, par le Massif central, par Lyon) on redoute le lancement du plan B (on attend vendredi) ou du plan C (on va ailleurs, là où il fait beau, et la corse ce ne sera pas cette année). Rendez-vous demain matin au club : on avisera en fonction des dernières prévisions.

 

Jeudi matin, trois avions sont prêts à partir, avec 7 pilotes et une pax (un passager, Helena l'épouse de Christian) et nos instructeurs préférés, Dominique, Stéphane et Julien. La météo nous annonce que le plafond est trop bas pour passer par les Alpes. Par le Massif Central, notre deuxième voie préférentielle, vu les sites magnifiques à survoler, ce n'est pas terrible non plus : des nuages et orages viendront boucher le passage par moments (les fameux TEMPO, qui ne sont pas gênants, sauf lorsqu'ils sont là). Pour les moins expérimentés d'entre nous, avec les conditions climatiques plus la multitude de zones réglementées à traverser, nous sommes bien contents d'avoir un instructeur en place de droite.

 

Décision : on décolle et on avance progressivement, même si on n'est pas certain d'aller jusqu'au bout aujourd'hui. Première étape, Saint-Cyr-Orléans, sous un ciel bas et gris ; les trois avions décollent l'un après l'autre, avec précaution compte tenu du poids emporté et de la piste en herbe détrempée de Saint-Cyr.

 

A Orléans, après avoir fait boire nos avions, on repart, destination Aurillac. Certains vont passer par-dessus les nuages jusqu'à Clermont-Ferrand, d'autres par dessous. Chaque méthode a ses inconvénients : par-dessus, il faut être certain de pouvoir redescendre à temps par un trou, par dessous, on peut être amené à contourner des intempéries. Finalement, on se retrouve tous presque simultanément aux contreforts du Massif Central, et les contacts radios avec le service d'information de vol permettent à chaque avion d'avoir des nouvelles des autres.

A partir de Clermont-Ferrand, malgré le plafond assez bas, c'est magnifique.

 

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On longe le Puy de Dôme embrumé en passant au-dessus de la chaîne des volcans. Puis on survole les hauts plateaux jusqu'au Lac Chambon, ensuite le lac Pavin (on aperçoit la station de Super Besse).

 

Encore un lac (le lac Chauvet) et direction Bort-les-Orgues, sous le soleil désormais, avec son lac de barrage et le magnifique château de Val. Mais le beau temps ne durera pas. Nous volons vers les Monts du Cantal, et notre avion franchit le Pas de Peyrol, en laissant à notre gauche le Puy Mary que nous ne pouvons pas voir à cause des nuages. Puis descente par la vallée jusqu'à Aurillac.

 

Il est désormais 14 H, et on doit se dépêcher car nous prévoyons encore une halte avant la traversée vers la Corse, et parce qu’un grain se rapproche vite. On décolle en emportant des sandwichs à manger en vol, et direction la Méditerranée. Tout d'abord, nous prenons la direction du barrage de Sarrans en nous éloignant du mauvais temps, puis nous suivons les gorges de la Truyère jusqu'au célèbre viaduc de Garabit qui, peint en rouge, se détache dans le paysage. Pas de temps à perdre, nous partons plein sud vers le viaduc de Millau ; c'est simple, il suffit de suivre l'autoroute. Même les gorges du Tarn, qu'on aperçoit à gauche, ne peuvent pas nous détourner de l'objectif. Et les sites se suivent et ne se ressemblent pas : le plateau du Larzac, le lac du Salagou, et enfin l'arrivée sur Montpellier qui nous autorise à prendre le transit côtier. Avec cette route, nous longeons toute la côte en basse hauteur, et en volant en patrouille (i.e. nous suivons de près le premier avion leader, celui de Dominique, qui s'occupe pour tous du contact radio) : les stations balnéaires de l'Hérault, le delta du Rhône avec les Saintes-Maries-de-la-Mer, les marais salants rose opalescent, Fos-sur-Mer...

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A partir de Marseille, les nuages reviennent et sont de plus en plus bas, menaçant de rejoindre la brume qui monte de la mer et de fermer le passage. Nous profitons à peine du paysage qu'offrent les calanques, car il faut vite établir une stratégie. Nos avions communiquent entre eux, et notre leader Dominique cherche à obtenir les renseignements météo qu'il faut pour déterminer notre prochaine étape : Le Castelet, Cuers ? Mais c'est devenu trop bouché, il faut revenir vers Marseille, où l'horizon reste dégagé. Après un petit tour par la verticale de Marseille Provence à 1500 pieds, nous allons nous réfugier à Aix-Les Milles.

 

 

20160516 Corse04

 

A 18 H désormais, c'est trop tard pour repartir ; on passe le nuit dans la zone artisanale à côté de l'aérodrome, pas vraiment ce qu'on avait imaginé, mais demain nous sera favorable.

Dès le lever vendredi, on voit que cela va passer. Toute la France subit des intempéries, sauf notre zone. Nous repartons, en passant à nouveau par la verticale de Marseille Provence, entre deux approches d'avions de ligne, puis nous passons sous le soleil par les calanques de Marseille, Cassis, La Ciotat, le Var, la Côte d'Azur (on ne peut même pas citer tous les sites par manque de place)... et c'est la traversée maritime !

 

On a été briefé avant : il faut s'être entrainé au VSV (Vol Sans Visibilité) à cause de la perte possible de références extérieures (l'horizon peut disparaître, et on ne sait plus si on vole à l'horizontale si on ne se contrôle pas fréquemment l'horizon artificiel de l'avion), et porter les gilets de sauvetage à l'avant (en cas d'amerrissage, le pilote et le co-pilote n'ont pas le temps de les mettre). On vole au niveau 95 (9500 pieds), pour avoir le temps et la distance de plané en cas de panne, et il fait assez froid dans l'avion, mais cela ne dure pas. La traversée dure 50 minutes en tout, et après un passage au point MERLU (ce n'est pourtant pas un poisson volant?), on redescend vers Calvi qu'on survol avant de suivre la côte nord (L'île Rousse, le Désert des Agriates, Saint-Florent..), de passer le col de Teghime et d'atterrir à Bastia.

 

20160516 Corse05

 

Il est midi, pas de répit afin de rattraper notre programme ; nous appelons le restaurant à côté de l'aérodrome de Corte : oui ils veulent bien nous accueillir tard pour le déjeuner. On repart aussi sec, virage à droite et remontée de la vallée du Gollo. Là, cela devient du vol montagne, avec la technique qui s'impose (attention aux câbles, attention au vent, attention à toujours avoir la place de faire demi-tour...). Après un dernier virage autour d'un village perché, on aperçoit l'aérodrome de Corte. Le premier avion s'est rendu compte que le vent fort et instable rend l'atterrissage compliqué et il a prévenu les autres. On comprend pourquoi il est indiqué que cet aérodrome n'est accessible qu'avec un instructeur à bord. Puis c'est la récompense : déjeuner au bord de la piscine, bain pour certains.

 

Vers 17 H, nous repartons à Bastia, mais pas sans programmer un vol de découverte de l'île. Pour certain le sud ou la côte, pour d'autres le nord avec un nouveau vol par la montagne, puis le tour du Cap Corse. Le soir on se retrouve tous à Bastia. Le temps de s'occuper des avions, et on va chercher notre hôtel, pour ensuite une soirée dans le vieux port et une nuit bien méritée.

 

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Notre samedi va être plus calme, bien qu'aéronautique quand même. Les efforts de la veille font que nous partons assez tard, vers 13 H, pour la descente par la côte ouest jusqu'à Propriano. Sophie, notre 8ème pilote, nous a rejoints le matin même par la ligne. Comme elle ne pilotait pas l'airbus qui l'a menée en Corse, et bien elle prend directement les commandes de son Robin pour le sud de l'île. D'ailleurs, n'est-ce pas son Airbus qui attend derrière nous au point d'arrêt ?

 

20160516 Corse08

 

On décolle et on dégage la trajectoire de montée à la demande de la tour pour laisser passer cet Easyjet à peine plus gros que nous. Plus loin, la zone de Solenzara est opportunément ouverte au passage, on peut poursuivre par Porto-Vecchio, puis le site magique de Bonifacio avec ses maisons suspendues sur la mer, sa citadelle, sa grotte marine, qu'on peut déguster des yeux avec un lent tour à 360 °. Puis on doit s'annoncer à Figari ici (Figaro là), pour atteindre Propriano, aérodrome du bout du monde dont la piste donne sur la plage.

 

20160516 Corse09

 

Quelques autochtones gardent la vielle tour de contrôle, quelques continentaux sont à l'aéroclub, et tous sont bienveillants pour notre groupe qui fera d'abord la sieste avant un bain de mer. Nous redécollons vers 18 H, chacun avec son programme : découverte du Cap Corse, vol montagne, ou navigation directe vers Ajaccio, aéroport de regroupement ce soir. Soirée que nous passons comme il se doit dans un restaurant typique.

 

Dimanche matin, réveil matinal, on se prépare au retour par les Alpes. C'est direct, et c'est joli. La traversée maritime au retour ressemble à celle de l'aller. Tiens un avion nous suit au niveau 85 : c'est le Kilo Golf, sous surveillance car l'indicateur de pression d'essence s'est mis à donner des signes de faiblesse par moment. La descente vers Gap nous permet de revoir la Côte d'Azur, puis de voir les gorges du Verdon, le lac de Sainte-Croix, la valée de la Durance, Sisteron... L'aérodrome de Gap est très particulier, le circuit de piste y tourne autour d'un promontoire rocheux avec un château. Notre bref repas nous permettra également de nous apercevoir de l'intense activité de ce centre de référence du parachutisme en France.

 

L'après-midi, nous repartons pour Saint-Cyr, avec une étape à Chalons sur Saône. Le temps (la météo et l'horaire ensemble) ne nous permettra pas de passer par le barrage de Serre-Ponçon et le col du Galibier, mais le passage par Grenoble (en longeant la montagne pour éviter un grain, avec l'assistance sympathique de la tour), Chambéry et le lac du Bourget valent bien le déplacement. Le reste du trajet sera moins pittoresque, et nous ramène à Saint-Cyr, à peine fatigués. Nettoyages, paperasses, et on peut faire un dernier point : avec plus de 63 heures de vol cumulées, le record d'un voyage club des Alcyons a été battu par notre groupe.

Avant de nous quitter, avec des souvenirs pleins la tête dont ce récit ne rend que très partiellement compte, nous avons encore pu remercier nos instructeurs : Dominique qui a organisé ce périple, ainsi que Stéphane et Julien, pour leur sollicitude et leur attention bienveillante, car sans eux nous n'aurions pas pu avoir cette intense expérience de pilotage, dans des situations bien variées...

 

Après ces quatres jours de rève, le réveil lundi pour aller travailler fût pour certains difficile.

 

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Récit du voyage montagne des 20 et 21 Mai 2016

Récit du Voyage montagne des 20 et 21 Mai 2016

(Par Philippe & Stéphane) 

 

Les voyages ALCYONS sont une occasion pour chaque pilote de pouvoir découvrir d’autres horizons, de rencontrer d’autres pilotes, d’améliorer son pilotage, de découvrir ou redécouvrir les techniques de vol avec le concours des instructeurs qui accompagnent ces vols.

Le voyage Montagne 2016 du 20 au 21 mai 2016 a été un condensé de beaucoup de sensations tant au niveau de la météo que de la découverte de la montagne et sa technique de pilotage particulière.

Le matin du 20 mai, nous nous retrouvons 5 pilotes et 2 instructeurs prêts à décoller de St CYR pour Grenoble le Versoud.

2016.05.20 1

La météo du départ n’est pas terrible, mais nous décollons en direction de Chalon Champforgueil notre première étape. Le KG se faufilera dans un trou au-dessus de la couche alors que le JL se déroutera sur Etampes, avant de passer On Top 1h plus tard jusqu’à Chalon. Cette première étape au FL55 puis 75 nous amène à Chalon avec 90mn de retard. Déjeuner rapide puis redécollage immédiat. Nous sommes attendus à Grenoble et nous sommes déjà en retard !

Nous visons le Versoud via Chambéry, pour un survol splendide du Lac du Bourget. La météo est maintenant avec nous et les sourires reviennent.

Dès notre arrivée au VERSOUD, direction l’aéroclub du Dauphiné où Alain et Dominique nous attendent pour cette initiation au vol montagne. Nous sommes en retard mais il reste suffisamment de temps pour que 4 d’entre nous puissent aller faire quelques tours de piste à l’Alpe d’Huez.

Après quelques instructions et un briefing montagne, il est temps de monter dans les mousquetaires D140 qui sont prêts… petit détail qui ne nous échappe pas : les Mous’ ont encore leur skis !! Allez… suffit de rêver, mise en route, briefing décollage, alignement piste 04 décollage pour Huez.

Nous sommes 3 à bord et la montée commence dans l’axe des pistes avant de virer à l’est en direction de Paproutel ; la montée continue et c’est un premier franchissement de col qui nous attend. Dominique l’instructeur donne les consignes au pilote : va par-là ! ; euh oui mais c’est ou par-là ? on ne voit qu’un nuage qui se rapproche de nous ! Mais juste dessous on aperçoit le col et la trajectoire est telle qu’on peut à la fois voir ce qu’il se passe derrière tout en gardant la possibilité de faire demi-tour si ça n’est pas volable derrière.

Allez ! virage à gauche, on passe sous le nuage et on franchit le col du « pas de la coche » ; tout va bien. On vise l’Alpe d’Huez pour une reconnaissance où Alain le second instructeur est déjà en tour de piste avec les 2 autres pilotes.

La trajectoire pour se poser est particulière, une reconnaissance à 200ft, un éloignement, une base et une finale et c’est le premier atterrissage sur un altiport ! Les sensations sont complètement différentes des repères de plaine !

Le premier atterrissage n’est pas forcément top, mais ça passe et on repart au point d’arrêt pour 2 nouveaux tours. C’est ensuite la pause « changement de pilote » et « taillage de bavette » avec les locaux bien connus de Dominique. Puis ensuite quelques tours de piste supplémentaires avec le nouveau pilote.

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Le retour au Versoud se fait par le glacier de l’Etendard (LF7322) à St Sorlin où Dominique nous montre les traces d’atterrissages sur la neige. De retour au Versoud, la tête encore dans les montagnes, nous attendons le KG qui était parti en balade vers le Mont Blanc.

Notre taxi nous attend et nous rejoignons le centre de Grenoble pour le check-in à l’hôtel OKKO (très bonne adresse !).

Le rendez-vous est pris pour l’apéritif sur la terrasse de l’hôtel, avant de partir à la recherche d’un restaurant. « L’Endroit » nous a offert un bon repas, il faut dire qu’après le croc’ de Chalon nous n’avions rien mangé !

Le rendez-vous du lendemain est fixé à 8h au Versoud :-) Autant dire que nous sommes allés vite au dodo.

Le lendemain matin personne n’est en retard. Il faut dire que le la météo s’annonce superbe.

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En arrivant sur la plateforme nous croisons nos instructeurs qui préparent les équipements de survie… Ils nous disent « à voir ».... On comprend qu'il est possible que nous posions au glacier de l'Etendard (LF7322) survolé la veille. Nous n’osons trop y croire car ils nous expliquent bien que jusqu’au dernier moment "on ne sait pas"… Mais on espère quand même !!!

On a les skis, on a de l’essence, le soleil est radieux. Allez hop décollage pour le glacier. On monte, on monte, on monte, ... on se glisse encore entre deux montagnes et on arrive enfin au glacier. Le site est magnifique, tout enneigé. Un avion est déjà posé.

Reconnaissance a à peine 60ft, l’instructeur annonce c’est bon… on va poser !!

:-)

Eloignement, base puis finale… allez axe toi au centre … plus à droite, encore … mais par rapport à quoi ?? tout est blanc !!! C’est une nouvelle sensation des nouveaux repères à apprendre.

110 pour la finale, pas plus, pas moins !! Réduction pour débuter l’arrondit puis remise de gaz… pour nous poser et glisser sur la neige !! Ça y est !!

Il faut gérer le ralentissement de l’avion pratiquement plein gaz. Lorsqu’il est presque arrêté, virage à gauche pour nous remettre dans la pente avant de repartir. On met le manche en avant pour soulager la roulette arrière qui risque de s’enfoncer et nous arrêter.

On a la sensation que la neige colle un peu aux skis, mais l’avion reprend de la vitesse. Plein gaz, on plonge dans la pente pour recoller l’air sur nos ailes…. Et c’est reparti pour quelques tours de pistes !!! C’est génial !!!

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Après un changement de pilote sur le glacier c’est à contre cœur que nous reprenons la direction du Versoud. Mais avant d’y arriver, l’instructeur nous réserve une dernière surprise J

Tout en me faisant longer la rocaille, il me montre un petit col que je n’avais même pas remarqué. Et pour cause !! Jamais je n’aurais eu l’idée de m’y engouffrer. On le franchi en plongeant littéralement de l’autre côté !! Au raz de la rocaille l’instructeur me fait suivre la vallée étroite … Passage au raz d’un deuxième petit col, toujours en descente nous nous retrouvons face à une montagne. Pour l’éviter je m’apprête à mettre un peu de manche à gauche…. Mais l’instructeur retiens le manche et me dit « tout droit ! » Nous sommes à ~220km/h en descente, face à un mur. A moins de virer à très forte inclinaison on ne peut plus l’éviter. L’instructeur tire alors sur le manche, on monte à la verticale … la vitesse chute …170, 150, 130,... 110.. inclinaison à gauche, passage sur l’aile gauche et nous voilà de nouveau en plongée pour reprendre notre vitesse le long de la paroi.

J’avais déjà fait cette figure, mais jamais entre deux montagnes :-) C’est chouette !!

On continue notre plongée sur le Versoud qui est déjà en vue.... tout en bas !

Les heures filent, et il faut également penser à revenir sur St Cyr où la météo de fin de journée prévoit des orages.

Après un bon petit repas au restaurant de l’aérodrome, nous remercions nos instructeurs, saluons les membres de l’ACD qui sont là en ce beau samedi ensoleillé et nous nous mettons en route direction St Cyr.

Le KG part vers le Mont Blanc pour une dernière navigation en montagne, le JL fait un dernier survol du Lac du Bourget puis d’Annecy avant de reprendre le cap de St Cyr.

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Récit du voyage en Italie du 5 au 8 mai 2016

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Récit de Voyage en Italie du 5 au 8 Mai 2016

(Philippe Pietrzak) 

VENEZIA approach Buongiorno !

Il y a parfois des projets que l'on ne met jamais à exécution et d'autres qui jour après jour prennent forme jusqu'à leur réalisation.

C'est ainsi qu'après quelques discussions autour de la traditionnelle galette des rois de l'aéroclub des ALCYONS en début 2016, Bruno et moi décidons de notre prochain voyage annuel hors des frontières de l’hexagone.

Après l'Espagne en 2013 et 2014, l'Allemagne en 2015, c'est en Italie que nous partirons accompagnés de nos épouses.

Reste à trouver la destination qui pourrait à la fois ravir nos compagnes et ravir les pilotes ; ce sera donc Venise !

La préparation peut alors commencer et elle comptera au moins autant que le voyage lui-même (préparer un tel voyage, c'est déjà voyager par la pensée).

Quelques points de synchronisation entre nous pour décider des dates du voyage (5 au 8 mai 2016) et il est temps de réserver un avion. La période est très propice aux voyages et peu nombreux sont les avions disponibles. Cependant, le F-GUXH est disponible et réservé pour cette escapade. C'est un Robin DR400 160cv avec une masse maximum au décollage qui nous imposera quelques sacrifices et contraintes d'emport de carburant pour rester dans le gabarit de masse et centrage.

Une destination, des dates, un avion et nous pouvons maintenant commander les cartes italiennes au 1/500 000 et trip kit pour décider de la route que nous prendrons.

Les vols de la France vers l'Italie imposent globalement une traversée des Alpes par le nord (col du St Gothard ou col du Simplon) ou le sud (col du St Bernard, Val Cenis) ou plus long en descendant jusque sur la côte méditerranéenne pour la longer jusqu'au golfe de Gènes.

Nous décidons de préparer 2 routes pour le trajet aller : l'une par beau temps par le col du Simplon et l'autre plus au sud par Val Cenis.

Les contraintes de masse et centrage nous imposent de se limiter à 5kg de bagages par personne (dont matériel de navigation) et 120litres de carburant (40 sur les réservoirs avant et 40 sur le réservoir avant). Par conséquent, ce sont 2 étapes à prévoir entre St Cyr l'Ecole et Venise.

La première étape nous conduira jusqu'à Pontarlier et la seconde jusqu'à Locarno.

Une destination, des dates, un avion, des cartes, une route ; tout se précise et il ne reste plus qu'à espérer que la météo soit avec nous. La météo des semaines précédentes ne permet pas d'envisager sereinement ce voyage, mais comme par miracle, les prévisions deviennent très propices au vol VFR et les sourires reviennent jusqu'à l'avant veille du départ où nous apprenons que notre avion en révision mécanique programmée pourrait ne pas sortir de l'atelier en temps voulu... La tuile... Mais les efforts et l'implication de notre chef pilote auront le dessus et l'avion sera bien prêt pour le départ. L'avion volera même la veille au soir, ce qui nous permettra de convenir avec le pilote de ne pas trop ajouter d'essence afin que nous puissions ajuster les quantités de carburant comme souhaité.

Dernier briefing entre nous en soirée et le grand jour est pour demain, rendez-vous pris à 7h30 à l'aérodrome.

 

2016.05.05 3

 

05/05/2016 : LE DEPART

*** St CYR - PONTARLIER ***

C'est aujourd'hui ! 7h30 nous sommes tous les 4 à l'aérodrome de St Cyr L’Ecole avec café et croissants.

Un plan de vol plus tard, des notams, une météo, de l'huile, piquets et cordelettes, bagages chargés, carburant mis à niveau et nous nous annonçons en auto-info pour un vol vers PONTARLIER. Le vent est dans l'axe et nous décollons en 11 droite.

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Cap à l'est et contre le vent qui fait chuter notre vitesse autour des 100 kts. Le vol est calme et avec peu de trafic. L'arrivée sur le Jura donne au voyage un peu plus de saveur avec une vue sur les Alpes au loin. Posés à Pontarlier, complément d'essence, décalage du plan de vol pour la Suisse puis prenons renseignements auprès des locaux pour trouver quelque chose à manger. Le bon plan c'est de traverser la piste pour rejoindre le Buffalo grill de l'autre côté de la nationale (il nous est plus difficile de traverser la nationale que le seuil de piste à pieds).

Toutes les tables sont quasiment occupées et notamment par un groupe de bikers ; le chef de salle nous trouve pourtant une table et se démène, à notre demande, pour nous servir rapidement malgré le rush et avec le sourire ; l'adresse est à retenir.

Retour au terrain pour un briefing sur la prochaine branche de traversée des alpes et une mise en route vers Locarno.

*** PONTARLIER - LOCARNO ***

La météo est toujours excellente et nous montons au niveau 75 tout en rentrant en contact avec l'info de Genève. Nous passons travers Lausanne, Montreux (et son festival de jazz) pour laisser le lac Léman sur notre droite pour entrer dans la vallée du Rhône vers Martigny.

Comme spécifié dans la carte d'approche de Sion, nous les contactons pour le transit tout en continuant notre montée au FL95 que nous atteindrons lentement mais sereinement. Le paysage est magnifique avec un soleil qui se reflète sur les sommets enneigés, quelques planeurs et à la radio un trafic sud vers nord qui revient par la route du Simplon (ça confirme que les conditions sont bonnes).

2016.05.05 5

Nous quittons la TMA de Sion et poursuivons le long de la vallée pour une prochaine à droite au niveau de Brig en direction du col du Simplon. On peut apercevoir au loin quelques petits cumulus à peu près à notre altitude. Dessus, dessous ? Choix est fait de continuer la montée au FL105 mais rapidement, juste au niveau du col, ces petits cumulus se soudent et on ne voit pas ce qu'il y a derrière. Nous arrêtons la montée pour passer en dessous où l'on peut distinguer clairement la branche vers la gauche qui nous emmène à la frontière italienne.

Le contact radio avec Milan n'est pas possible, même si l'on reçoit les communications des autres trafics. Ce n'est que beaucoup plus tard que nous entrons en contact avec eux alors que nous apercevons les rives du lac majeur. Notre passage avec l'information fut bref, puisque rapidement, nous passons en Suisse et entrons en contact avec Locarno, qui nous guide avec beaucoup de bienveillance jusqu'au terrain.

2016.05.05 6

Posés sur la 26D dur, nous rejoignons les pompes pour un complément carburant, passons par le bureau de l'aviation générale pour payer les taxes et l'essence et c'est reparti vers Venise !

*** LOCARNO - VENISE ***

Nous décollons face au magnifique lac pour ensuite nous diriger vers l'est rejoindre la plaine du Pô. Le paysage est maintenant très contrasté avec à notre gauche les alpes et les lacs italiens (Come, Garde, ....) et à notre droite, la plaine bien urbanisée.

Le vol est calme, le contrôle aérien italien nous demande comme à l'accoutumée nos prochains points de report et l'estimée pour ces points jusqu'à ce qu'ils nous demandent de nous reporter sur ALBET que nous ne trouvons pas sur la carte...

Mais il existe dans le GPS, c'est tout bon ! C'est le dernier point de reprit avant de passer avec l'approche de Venise qui nous prend en charge jusqu'à notre destination VENEZIA LIDO. Ces dernières minutes de vol avec la vue sur la lagune et Venise font le plaisir de nos passagères, pendant que nous pilote et copilote préparons notre arrivée pour la piste 05 (en herbe).

L'officier des douanes vient nous accueillir et nous prie de bien vouloir lui présenter nos papiers et le contenu de nos bagages, ce que nous faisons après avoir rangé casques, cartes et protégé l'avion pour le séjour.

2016.05.05 7

Le contrôle ne s'éternisa pas à partir du moment où il a pu constater qu'il n'y avait que des vêtements.

Après globalement 7h de vol, deux options pour rejoindre l'hôtel : la marche à pieds ou le taxi. Et ce fut le taxi, ce qui étonna fortement la réception de l'hôtel dans la mesure où les touristes ne peuvent arriver que par bateau et que l'embarcadère est à 2 pas de l'hôtel.

Nous prenons possession des chambres pour se rejoindre rapidement à l'accueil et embarquer sur un vaporetto qui nous mène jusqu'à la place St Marc pour une balade le long des canaux. Nous cherchons tout d’abord une adresse recommandée par le guide du routard pour se rendre compte que le lieu est fermé ! (et nous ne sommes pas les seuls français à se retrouver au même endroit avec le même guide). Bref, nous trouvons quelques mètres plus loin un endroit où nous poser pour savourer une bière vénitienne ainsi que pâtes et pizza. La journée fut longue et le retour à l’hôtel est bien apprécié pour une nuit réparatrice.

06 mail 2016 : DU TOURISME

Premier petit déjeuner à l'hôtel HELVETIA 3* en ce vendredi matin du 6 mai ; la salle de restaurant est bien occupée par une classe verte de jeunes collégiens peu attentifs à des vieux comme nous. Peu importe, on profite de ce moment (pas pour le calme) avant de prendre notre vaporetto pour une balade nautique le long du grand canal jusqu'à la gare centrale. La lumière du matin illumine les façades pour le plaisir de nos yeux.

Au terminus, nouveau vaporetto en sens inverse. L'attente fut longue et agrémentée d'une scène de vie à l'italienne par un voyageur d'un âge certain qui râlait, lassé par le retard du vaporetto (qui finit par arriver).

2016.05.05 8

Ce trajet de retour nous arrête au marché du Rialto. Fruits, légumes, poissons, fleurs, pâtes, épices, ... tout y est. Quelques encablures plus loin, ces dames souhaitent faire un peu de shopping (attention à la masse et centrage du retour) ce qui nous laisse le temps d'un spritz à la terrasse d'un café, puis d'un deuxième au retour du shopping.

Départ vers le quartier juif de Venise et poursuivre jusqu'à trouver une belle terrasse ombragée pour le déjeuner où le service est très bienveillant mais nous aurons des doutes sur l'authenticité de l'eau minérale qui nous est servie (et facturée quasiment au même prix que la 100LL et je passe la facturation des couverts et du pain).

Pour varier un peu les plaisirs, nous reprenons un vaporetto direction Murano, proche de Venise et connue pour son verre du même nom, les allées qui bordent les canaux sont quasiment toutes remplies de boutiques vendant des articles en verre de Murano. Encore une belle occasion pour ramener des souvenirs.

L'après-midi se poursuit de nouveau en vaporetto direction Burano.

2016.05.05 9

Petite île la plus éloignée de Venise, elle est surement la plus colorée avec ses maisons de toutes les couleurs. Nous sommes en fin d'après-midi et les touristes sont peu nombreux. L'idée de dîner sur place se fait vite oublier quand il nous est demandé à 19h de quitter le bar où nous prenons un verre. Retour donc vers le Lido avec une escale pour changement de vaporetto et dîner à proximité de l'hôtel suivi d'une balade digestive en bord de mer (beaucoup de plages privées et peu d'éclairage public qui rendent la balade moins enchanteresse que prévu).

07 mai 2016 : ENCORE DU TOURISME

 

 

Le petit déjeuner est beaucoup plus calme et le programme de la journée prévoit de séparer les hommes des femmes. Les unes iront visiter l’opéra de Venise La FENICE et les autres iront à l’aérodrome pour faire les compléments d’essence en prévision du départ matinal de dimanche où les prévisions météo ne sont pas excellentes.

Nous nous rejoignons tous les 4 au bord du grand canal au palais Ca’ REZZONICO qui sur 3 étages nous présentent toutes sortes de peinture du XVIII siècle pas forcément à notre goût. Néanmoins, et sur les conseils du routard, c’est plus sur l’architecture du bâtiment et la vue depuis les fenêtres que nous nous attardons durant notre visite.

Et puis, c’est reparti pour une balade dans les ruelles de Venise (dans des lieux beaucoup moins fréquentés par les touristes), à trouver le bon chemin, le bon pont jusqu’à trouver le restaurant où nous restaurer. C’est une belle terrasse ombragée qui nous attire au détriment d’un menu plutôt moyen par rapport aux prix pratiqués ; qu’importe, le cadre est joli et l’ambiance sereine.

2016.05.05 10

Retour dans les rues de Venise pour s’arrêter prendre notre dessert dans une boutique de glaces apparemment prisée par les collégiens. C’est assis le long d’un canal, vue sur une église où l’on pensait voir un mariage que nous dégustons nos cornets de glace avant de repartir jusqu’à un bar que nous avions vu du vaporetto, en passant par la place St Marc bondée de touristes. Sur notre chemin, un navire de croisière au loin attire notre regard tellement il est énorme par rapport aux bâtiments à proximité. Petit moment de détente dans le parc Rimembranze.

On sent la fatigue de la journée et nous rentrons au Lido pour préparer la navigation du lendemain. Les prévisions météo n’étant pas propices pour une route par les Alpes, c’est un trajet, certes un peu plus long pour lequel nous optons via le transit côtier niçois.

Pour ce dernier dîner, c’est au hasard que nous nous arrêtons dans l’équivalent d’une brasserie qui ne paye pas de mine mais oùtoutes les tables sont occupées. Le pizzaiolo n’arrête pas, et enfourne les pizzas à la chaine ! L’attente est interminable mais au bout d’une heure, les pizzas arrivent avec la bienveillance du patron qui nous avait prévenus de l’attente et de l’engouement de ses clients habituels pour les pizzas le samedi soir.

 

08 mai 2016 : LE RETOUR EN France

 

 2016.05.05 11

 

C’est le dernier jour... Le dernier petit déjeuner, le dernier lever de soleil sur la lagune, les derniers moments passés ensemble.

Le rendez-vous est donné à 7h30 au petit déjeuner pour une arrivée au plus tard à 9h à l’aérodrome NICELLI.

Nous arrivons vers 8h30 à l’aérodrome encore fermé au public où rapidement des pilotes allemands nous rejoignent.

*** VENISE - ALBENGA ***

9h pétantes, la porte est ouverte et nous pouvons payer taxes, parking et mettre en route pour décoller face à la mer en 05. Virage à droite après décollage, nous rejoignons notre premier point de report Porto Di Malamocco où nous quittons Le contrôle du Lido pour poursuivre avec l’approche de Venise Tessera.

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La montée vers 4500 ft est refusée mais peu importe, 2500 ft c’est tout aussi bien et le long du Pô la vue, bien que brumeuse, n’en est que meilleure. Nous poursuivons la route vers le VOR de Voghera avec les contacts radio avec Vérone puis Milan avant de passer avec Gènes. Afin de passer cette partie des Apennins, nous prenons un peu d’altitude pour ensuite redescendre et suivre le trait de côte jusqu’à destination à Albenga. Le circuit de piste est particulier avec une vent arrière sur un flanc de montagne et l’arrivée en finale est un peu rapide car un peu haut par rapport au relief ; la piste est longue, tout va bien. Tout va bien jusqu’à suivre le marshaller qui nous attend au point d’arrêt pour nous guider entre un cessna citation avec un pneu crevé et le bord du taxiway.

2016.05.05 13

Cet incident sur la plateforme a bien l’air d’occuper tout le monde et nous attendons longtemps que le marshaller nous guide ensuite jusqu’à la pompe pour notre complément essence. Tout ceci occupe donc beaucoup de personnel dont l’hôtesse au bureau des opérations qui va prendre une bonne demi-heure pour nous sortir une facture essence et taxe (ça permettra d’échanger avec le pilote du Cessna qui se démène pour trouver en ce dimanche un moyen de faire réparer son pneu).

Tout cela est bien intéressant mais nous devons repartir pour notre retour en France.

*** ALBENGA - St RAMBERT ***

Départ vers St Rambert au sud de Vienne : le long de la côte nous arrivons rapidement à Sanremo, puis Monaco, Nice et Cannes par le transit côtier à 500ft avant de rentrer dans les terres en direction du lac de Ste Croix, les abords du mont Ventoux puis la vallée du Rhône jusqu’à St Rambert. Alors que nous sommes en contact avec Nice, nous entendons sur la radio les messages d’un avion Juliett-Lima et Kilo-Golf ; la probabilité que ce soit les JL et KG des Alcyons est plus que probable puisqu’ils sont partis vers la Sardaigne la veille de notre départ. Nous demandons au contrôle de passer le bonjour à nos amis du club. La contrôleuse nous propose de le faire nous-mêmes et nous nous exécutons. Plus tard en vol, le KG nous rattrape et nous fait signe par un petit battement d’ailes avant de s’éloigner et reprendre sa route vers St Etienne.

A St Rambert, nous prenons le temps de grignoter un peu après avoir passé beaucoup de temps avec les locaux qui nous font visiter les hangars et leurs machines de collections (http://aeroretro.free.fr/Aeroretro/En_vol.html )

*** St RAMBERT - St CYR ***

C’est la dernière branche du voyage où les paysages survolés n’ont plus beaucoup de particularité ; la plaine, des champs de colza et quelques abords de Loire. La recherche de la maison d’amis aux alentours de Pithiviers donne cependant un peu de piment sur cette branche.

Le vol comme sur toutes les autres branches de retour se fait avec une composante arrière de 10 à 20 kts que nous apprécions.

Malgré la fatigue nous maintenons l’attention pour notre arrivée sur St CYR en 11 et retour au parking pour un bon lavage de l’avion.

Nous retrouvons les pilotes du JL et KG au clubhouse et profitons de ces instants pour évoquer la coïncidence et partager quelques souvenirs de vol.

 

 2016.05.05 14


 

QUELQUES BILANS

 

La cartographie :

Cartes France OACI 1/500 000 Nord-Est et Sud-Est

Cartes Italie 1/500 000  achetées sur http://avioportolano.net(LI-1)

Pas de carte Suisse, les cartes françaises et italiennes permettent de couvrir la route

Trip-kit Jeppesen Italie (cartes disponibles sur www.ead.eurocontrol.int)

Carte appoche et terrain Locarno :

http://www4.ti.ch/fileadmin/DT/temi/aeroporto/documenti/Visual_250000.pdf

http://www4.ti.ch/fileadmin/DT/temi/aeroporto/documenti/Visual_100000.pdf

http://www4.ti.ch/fileadmin/DT/temi/aeroporto/documenti/LSZL_AD_INFO.pdf

         La TMA de Sion http://www.sionairport.ch/pdf/lsgs-area.pdfpour le transit

        

La météo, notams, … :

         MéteoFrance https://aviation.meteo.fr/login.php (METAR et TAF pour tous les pays)

         OGIMET, le portail Suisse (payant, mais gratuité 14j) skybriefing.com, ou toute autre source

        

Sans oublier :

Le guide VFR montage de la Suisse (mis à jour très régulièrement)

         Venise : http://www.aeroportonicelli.it/qui permet de déclarer le vol et gagner du temps sur les formulaires à l’arrivée

         Les zone P, R, D en Italie sur www.ead.eurocontrol.int(document LI_ENR_5_1)

         La règle de la semi-circulaire différente en Italie (document LI_ENR_1_7)

 

 

Le bilan financier :

 

Poste Quantité Coût (€)
Vol 14h 2200
Taxes   130
Hôtel 3 nuits / 2 chambres 720
Alimentation ~23€ par repas/personne pour 6 repas 550

                  

        

Soit au total : 3600€ soit 900€ par personne pour 4 jours (3 nuits)

Récit Vol Montagne du 24 et 25 septembre 2015 (Vidéo)

Vol montagne au Mont Blanc

(voyage club des 24 & 25 septembre 2015 à Annecy)

 

L'objectif de ce voyage était d'apprendre à se poser en montagne, mais le destin en a voulu autrement car notre pauvre Kilo-Golf nous a cloué au sol pour un problème de démarreur.

En guise de souvenir, voilà en image et en musique l'unique vol que nous avons pu réaliser autour du Mont-Blanc... mais sous un ciel radieux

 

 

Merci à Marc pour la maitrise de la GoPro ;-)

Participants à ce voyage : Louis Mouquet, Marc Beaufort, Alex Mairey et Stéphane Renaud 

Récit du voyage en Roumanie du 26 au 4 Juin 2015

VOYAGE VOL A MOTEUR en ROUMANIE F-GGXG DU 26 MAI  AU 4 JUIN 2015  Objectifs : DANUBE (bleu)- MER (Noire)   
Participants : Jean-Yves BACLE, Jacques PALANQUE, Jacques VAN PRAAG  


Mardi 26 mai.  St Cyr (LFPZ) - Epinal Mirecourt (LFSG) 2h07 - Colmar (LFGA) 0h51  
 Le temps vient juste de se remettre au beau. Il faut s'attendre à quelques résidus dans l'est de la France, mais ça devrait aller. Décollage vers 10h30.  Effectivement, le temps est légèrement brumeux mais ne perturbe pas notre première heure de vol, en direction de MUNICH-OBERSCHLEISSHEIM, à qui nous avons envoyé une demande d'atterrissage (PPR) pour cet après-midi. Cependant, une demi-heure avant notre première étape à COLMAR , la brume d'épaissit au point que nous ne pouvons plus maintenir les conditions VMC et nous devons nous dérouter sur EPINAL MIRECOURT qui reste à la limite de la zone brumeuse. Nous  retrouvons "notre " contrôleuse, toujours aussi avenante, que nous avons connue il y a deux ans. Elle nous conseille  gentiment un restaurant, l'Auberge du Parc, situé à quelques 5 km du terrain, et dont le cuistot vient nous chercher en voiture. Une choucroute de la mer nous est servie. Vers 15h, le temps semble s'être bien amélioré. Nous annulons notre chambre à l'Auberge et demandons au cuistot de nous raccompagner au terrain. Nous décollons alors pour Colmar, mais ne pouvons toujours pas y aller en direct. Nous décidons de contourner les Vosges par le nord, par la bien connue trouée de Saverne et finissons par trouver la plaine d'Alsace à la hauteur du château de KOENIGSBOURG. Nous doublons … une cigogne, et nous demandons à quoi elle peut bien penser en se voyant doubler par un oiseau à moteur. Puis Colmar se trouve à deux pas. Plein d'essence refait, le contrôleur nous fait parquer au fin fond de l'aérodrome, dans l'herbe. L'agent nous appelle un taxi qui nous conseille l'hôtel de Turenne, au bord du centre ville. Pas mal, mais un peu cher. Balade dans la Petite Venise, sous le soleil, mais une température  très fraîche. Restaurant "le vinstub Brenner" où les spécialités alsaciennes s'imposent. Nous envoyons par mail un avis de retard à OBERSCHLEISSHEIM, reportant notre arrivée au lendemain.  

 

jvp1


Mercredi 27 mai. COLMAR - OBERSCHLEISSHEIM (EDNX) 1h49  
 Décollage de COLMAR vers 10h30, direction OBERSCHLEISSHEIM, l'autre terrain de MUNICH. La Forêt Noire est traversée sans difficulté, même si nous ne sommes toujours pas en ciel clair. Nous sommes longtemps suivis par Strasbourg Info, puis Bâle Info, jusque assez loin en Allemagne. Nous perdons finalement le contact avec Bâle et arrivons à Oberschleissheim.  
Le circuit de piste est très long et complexe, l'agent AFIS a un fort accent allemand,  mais nous nous posons sans problème vers 12h30. Avec en fait un petit problème toutefois : notre mail d'hier soir n'est pas passé (facétie de la tablette) et notre PPR était expiré. Rien de grave. Nous sommes cependant bien accueillis… par la police qui se contente de contrôler rapidement nos cartes d'identité et nous souhaite la bienvenue. La petite cantine  sur le terrain nous abreuve déjà en bières, saucisses et bretzels. On nous fait venir un taxi qui nous dépose à l'hôtel NOVOTEL de SCHWABING. Il  n'est pas loin du terrain et facile d'accès pour la ville de MUNICH : tram n°23 à 200 m de l'hôtel, puis correspondance avec le métro. Le tickets-pass 1 jour nous est vendu par l'hôtel, pour la modique somme de 12 € (valable pour 5 personnes). Balade en centre ville : Karlplatz, Rathaus, Viktuaille Market. Puis, puisque nous avons un pass, on prend un bus (le 123) au hasard qui nous fait traverser la ville et longer la rivière Isar. Une curiosité : derrière une pile de pont, une vague s'est formée du fait du puissant courant. Un planchiste est là, qui profite de cette vague pour surfer, ce qui lui fait faire du sur-place, tout en surfant. Génial.  Nous reprenons le 123 en sens contraire et allons diner au restaurant-brasserie le plus typique (mais sûrement pas le meilleur) de Munich, l'AUGUSTINER .  Retour tardif à l'hôtel, par métro-tram et préparation de la nav. du lendemain pour Vienne-Neustad.   
                      

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  Jeudi 28 mai OBERSCHLEISSHEIM- VIENNE (NEUSTADT)  (LOAN) 1h50  
 Très beau temps, quoique froid.  Un taxi nous a ramenés à OBERSCHLEISSHEIM. Plein d'essence fait, on nous donne une bonne nouvelle : pas besoin de plan de vol entre l'Allemagne et l'Autriche (idem également avec la Tchéquie : l'Europe serait-elle plus en avance que nous dans ces pays ?). Dès le décollage, nous apercevons, tout près, l'aérodrome international de Munich et un stade de foot, à l'architecture très caractéristique en forme de cocon. Au loin, les Alpes sont encore bien enneigées. Nous les longeons en passant des collines de plus de  3000 ft, avec de nombreuses vallées et des grands lacs (Traunsee…). Juste derrière ces reliefs, nous devons plonger vers la plaine dans laquelle se trouve Vienne et son "petit" aéroport de NEUSTADT. En fait, cet aéroport abrite les usines DIAMOND. Les parkings sont encombrés de toutes sortes de DA20, 40, 42… Après le plein d'essence, nous devons reprendre l'avion pour rouler sur un bon kilomètre, traverser la piste et nous parquer près d'un magnifique Antonov 2, à coté de la tour. Il est près de 14h et nous déjeunons (une wiener schnitzel s’impose) dans le petit restaurant attenant à la tour. Nous prenons ensuite un taxi qui nous dépose à la gare de Neustadt. De là, un train nous emmène à la gare centrale de Vienne. Malheureusement, c'est un omnibus qui n'arrête pas de s'arrêter. Coup de chance, à un arrêt après 3/4 d'heures de train, nous voyons des passagers de notre train se précipiter sur le quai d'en face pour monter dans ce que nous pensons être un rapide. Nous faisons de même, à tout hasard et cela s'avère exact, ce qui nous permet d'arriver à Vienne pas trop tard. Au bureau de renseignements touristiques de la gare (longue attente derrière un client qui n'en finissait plus), on nous conseille le DELTA, situé à 200 m de la gare. Hôtel moderne et confortable, parfait, chambre avec 3 lits. De la gare, nous nous rendons en métro au centre ville (Stephenplatz). Visite de la Cathédrale, puis nous nous rendons vers un des buts de notre voyage : le Danube. Sur le pont, nous faisons connaissance de 3 français expatriés qui nous racontent  autour d'une bière (il fait maintenant très chaud)
pourquoi ils ont quitté la France, devenue invivable pour eux (chômage, impôts…). Nous compatissons. Nous repartons ensuite en balade à la découverte de Vienne et finissons dans un restaurant assez typique, le GRIENSTELD. La nuit tombée, nous nous perdons dans les rues de Vienne et devons demander notre chemin pour revenir vers la Cathédrale, reprendre le métro et retrouver notre hôtel, près le la gare.  

 

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Vendredi 29 mai.  NEUSTADT- ARAD (LRAR)- 2h10 - TARGU MARES (LRTM) 1h25 

Nous prenons le  train de 8 h 22 pour NEUSTADT. C'est un train grandes lignes et nous ne sommes pas sûrs que nos billets "banlieue" soient valides. Mais comme on ne voit pas de contrôleur, tout va bien. Re-taxi pour l'aéroport où nous déposons un plan de vol pour ARAD, terrain douanier en Roumanie où il y a de l’essence. Il fait encore très beau mais frais. Nous avons choisi une route par les VOR DAV et BUG. Pas de trafic radio inutile: on nous donne un code transpondeur, puis plus rien. Nous traversons toute la Hongrie, morne plaine immense. Arrivée directe à ARAD. Le marshaller nous place et nous conseille un restaurant (BUCATARUL MESERIAS) au début de la ville, que nous atteignons en taxi pour 5 €. Notre premier contact avec la Roumanie est sympa, mais ARAD est une toute petite ville, encore éloignée de nos standards occidentaux. Ce qui confère l'avantage des prix bas : 15 € pour 3 repas (frugaux) dans notre restaurant, genre routier des années 60. Un taxi nous ramène en début d'après midi à l'aéroport d'ARAD d'où nous décollons, direction TARGU MARES. Le contrôleur nous demande si nous acceptons de nous poser en direct  sur la 09, avec un peu de vent arrière. La piste est bien assez longue pour nous et cela ne pose aucun problème. Nous devons attendre 1 heure après l'arrivée pour être ravitaillés en AVGAS, ce qui est préférable que de  risquer d'attendre 2 heures au moment du départ. Le taxi nous propose l'hôtel "GRAND HOTEL", en plein centre et, comme il entend qu'on s'intéresse aux voitures de location, nous propose de nous louer une Passat pour 2 jours, à raison de 20 € par jour. Marché conclu, il nous apportera demain matin la voiture devant l'hôtel, et nous rendrons la voiture dans 2 jours directement à l'aéroport (pour 10 € de supplément, ce qui nous parait normal, vu qu'il doit se rendre spécialement à l'aéroport, avec son fils pour ramener la Passat chez lui).  Nous nous baladons dans Turgu Mares, la nuit tombante. Pas grand chose à voir et il fait froid. Tous les restaurants sont pleins, réservés pour des mariages! Nous dînons, en plein air, de pizzas (très bonnes) qui sont en fait commandés par le  restaurant à un fabricant qui nous les livre en mobylette.  

 

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Samedi 30 mai  
 Jour sans avion, puisque nous avons dorénavant une voiture. A 9 h (et demie) le loueur nous amène la voiture et un contrat que nous signons. Il nous met sur la route de SIGHISOARA. Arrivés là, nous laissons la voiture dans  un parking gardé, car nous nous méfions des Roumains. Il s'avèrera par la suite que nous avons tort dans nos préjugés sur les Roumains qui sont en fait semblables à nous, du moins dans les grandes villes, et qui ont bien du mal avec les Roms, qui sont effectivement (souvent) des mendiants encombrants et qui polluent leur image. Sighisoara est une très jolie ville fortifiée qui vaut le détour.  L'église est occupée par un mariage. Dans les rues (étroites) un rassemblement de voitures Traban, symboles du communisme mais parfois bien retapées, voire rutilantes,  se trouve tout à son aise.  Nous déjeunons dans un restaurant un peu excentré, tranquille.   Le restaurateur nous aide à trouver un hôtel pour le soir à BARSOV, car le routard ne nous est pas de grand secours : hôtels indiqués inexistants ou complets, cause mariages, numéros de téléphone erronés.  Nous continuons ensuite notre route vers BUNESTI (village aux maisons multicolores, église fortifiée), VISCRI (encore église fortifiée, qui se trouve près d'un village où circulent encore des charrettes à cheval). Les petites routes que nous utilisons sont défoncées. Nous arrivons ensuite à RUPEA, où trône sur le haut d'une colline un château fort rénové.  Nous arrivons enfin à BARSOV, grande ville avec un joli centre historique. Notre hôtel (CASA MURESAN) est un peu excentré, et encore occupé par un mariage! Nous aurons de la musique jusqu'à minuit.  Nous choisissons un restaurant conseillé par le Routard, mais bien entendu, il n'existe plus. Heureusement il y en a un second  (le PRATO) qui s'avère excellent. Le retour en voiture à l'hôtel de nuit exige une navigation précise, mais on s'en sort plutôt bien et nous allons nous coucher, bercés (?) par l'orchestre du mariage sous nos pieds.  
    

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Dimanche 31 mai  
 Nous quittons BARSOV à bord de notre Passat, direction SIBIU, que nous mettons deux heures à atteindre. Au loin, nous apercevons les Carpates, encore enneigées.  Nous nous arrêtons à FAGARAS pour boire un verre au pied du château fort et regarder une cérémonie religieuse orthodoxe qui se déroule dans une énorme cathédrale (en travaux), cérémonie qui ressemble à quelque chose comme la fête des blés, "blé" dans les deux sens du terme car pas mal d'argent circule dans de grandes corbeilles pour la quête.  SIBIU est  une grande ville, avec une place centrale énorme et une avenue de la République. Comme d'habitude, le restaurant indiqué par le Routard (Taverna Médiévala) n'existe plus et nous déjeunons dans un restaurant typique… grec. La promenade digestive qui s'en suit nous fait découvrir de belles églises catholiques et orthodoxes et dans le parc, nos premiers romanos…  Nous repartons en voiture vers MEDIAS (encore village fortifié), visitons au passage AXENTE SEVER (église fortifiée et musée)  puis roulons vers BIERTAN, que nous ne trouvons pas, sans doute  mal aiguillés par un paysan du coin qui n'a pas compris ce qu'on cherchait (ce village doit se trouver au fin fond d'un chemin qui ne mène nulle part !).  Nous continuons à nous rapprocher de TURGU MARES (où se trouve notre avion que nous devons prendre demain matin) et nous arrêtons 30 km avant, dans une petite ville appelée TARNAVENI. Nous apercevons un panneau indiquant un hôtel, l'IRIS, mais nous sommes incapables de le trouver, car il n'y a plus d’autres panneaux. Nous demandons à un policier qui monte dans sa voiture et nous fait signe de le suivre. Il nous conduit ainsi à cet hôtel (verrait-on la même chose à Paris, j'en doute). Pas de problème pour l'hôtel, il n'y a pas de mariage et les chambres ne sont pas chères. Mais le seul restaurant de la ville est privatisé par un mariage, comme d'habitude. Un tarnavenois (c'est comme ça qu'on dit ?) nous indique un nouveau restaurant qui vient d'ouvrir, sur la route de Targu Murès. Nous nous y rendons à pied, mais il est beaucoup plus loin que prévu et nous voici longeant une route (une côte, de surcroît) sur deux kilomètres, pour arriver à ce petit restaurant (VINTAGE), très simple (il n'y a pas de mariage), mais très correct (côtes de porc et frites, arrosées d'un vin blanc qui fera le délice de Jacques, je vous laisse deviner lequel) .
 

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Lundi 1er juin. TARGU MURES- TULCEA (LRTC) 2h20 - BUCAREST BANEASA (LRBS) 1h10  
 Nous quittons notre hôtel IRIS vers 8 h car nous avons rendez vous avec notre loueur de voiture à l'aéroport de Turgu Marès à 9 h. Petite discussion avec celui-ci  car il réclame 5 € pour le lavage de la voiture, puis il nous restitue 200 € de caution, alors que nous pensions 250 €. Finalement, nous reprenons nos esprits et concluons que nous avions bien donné 250 €, mais dont 50€ de location. Tout va bien, on se quitte bons amis. Nous décollons vers 10 h, direction TULCEA, non sans avoir payé 35 € de taxes et stationnement plus 40 € de handling.  Le paysage est plutôt morne, plat, avec de grandes zones vertes qui sont autant de villages. Nous traversons et retraversons  plusieurs fois le Danube qui fait de grands méandres, très larges, avec de rares navires. Après 2 h de vol, nous voici survolant la Mer Noire, but ultime de notre voyage. Une longue lagune, semblable à celle de Venise, borde la cote qui semble sableuse. Une petite station balnéaire s'étale sous nos pieds, mais bien qu'il fasse très beau, on y voit très peu de monde. Nous mettons alors le cap sur Tulcea, à 15 mn de là. Aucun autre trafic dans le coin. Nous avons une directe et sommes accueillis par la charmante contrôleuse qui (pour 20 €) nous propose une voiture avec chauffeur qui nous conduira en ville à un bon restaurant et nous ramènera ensuite au terrain, puisque nous lui avons fait part de notre intention de repartir dans l'après midi pour BUCAREST. Et en effet, nous déjeunons sur la terrasse de l’hôtel DELTA, troisième étage, vue directe sur la promenade du port sur le Danube à nos pieds. Et à l'ombre, car il fait très chaud.  Retour vers l'aéroport. Un pilote d'hélicoptère ambulance nous aide gentiment à remplir notre plan de vol, nous indiquant que la taxe à BUCAREST est raisonnable (pas de handling). Plein d'essence fait, nous repartons, cap à l'ouest cette fois. Le paysage est très plat, avec de nombreux étangs, toujours les boucles du Danube et de grands canaux d'irrigation.  Arrivant à Bucarest, nous avons notre premier petit incident : volant en liaison avec Bucarest Info, nous l'appelons plusieurs fois pour quitter leur fréquence et passer avec la tour. Pas de réponse. Jusqu'à ce que la contrôleuse nous passe un bref message : descendez à 1 500 ft (nous sommes à 2 100 ft). Ok, et nous faisons plusieurs tentatives pour la rappeler. Toujours aucune réponse. Arrivant en vue de Bucarest, nous passons sur la fréquence tour, laquelle, outre qu'elle nous autorise à atterrir en directe, malgré 5 kt de vent arrière, nous reproche de ne pas les avoir contactés plus tôt, à l'entrée de la CTR. Malgré nos explications (la contrôleuse  nous a demandé de descendre à 1 500ft suite à un coup de téléphone de la tour, qui nous voyait arriver : elle aurait quand même pu nous dire en même temps de passer sur la fréquence tour, et pourquoi ne répondait-elle pas à nos appels ?), il nous annonce qu'il va faire un rapport d'incident. Bon, on verra bien. Le terrain est désert et pendant les quelques 1h et demie que nous resterons sur place, aucun mouvement d'avion. Le marshaller, nous fait venir le camion citerne puis disparaît.  Deuxième incident : Au bout d'une heure, ne voyant personne venir nous chercher et manquant de défaillir sous le soleil de plomb qui tape dur, nous décidons de partir de l'avion à pied vers les bureaux, prenant bien soin de longer les barrières afin de ne pas empiéter sur le terrain lui-même. De l'autre coté du grillage, des dizaines de jets commerciaux attendent visiblement leur démolition. Arrivés au bureau, un chef-employé, l'air grave, nous reproche notre vadrouille à pied. Mais Jacques sait très bien mimer celui qui s'évanouit sous le soleil et c'est le préposé-employé-chauffeur, une grosse brute qui ferait peur à Dracula, qui devient tout piteux sous les reproches du chef-employé. "It's not your day", nous dira en riant un autre chauffeur qui nous conduit à la sortie de l'aéroport. On nous demande tout de même de présenter nos papiers, histoire de marquer le coup. Pendant tout ce temps, Jean-Yves réserve par téléphone un hôtel, le CHRISTINA, trouvé sur le Routard.  Troisième incident : le "handleur" nous a appelé un taxi et nous demande de l'attendre 5 minutes à la porte d'entrée du petit aérogare. Au bout d'une demie heure d'attente, nous avisons un taxi garé à 200 m et décidons de le prendre. Tant pis pour celui commandé ! Mais surprise, il s'agit de "notre "taxi. Il attendait à l'extérieur de l’enceinte de l'aérogare. A la question : pourquoi n'êtes-vous pas venu devant la porte ? Il répond froidement : parce que je suis un terroriste. Probablement qu'Aéroport de Paris a exporté en Roumanie son savoir faire en matière de plan Vigipirate, redoutablement efficace et que le monde entier nous envie.  On arrive enfin à notre hôtel. Après un rapide rafraîchissement, nous décidons de partir à pied, malgré la chaleur,  pour le centre ville, distant de quelques kilomètres. Les avenues suivies sont immenses, les Bucarestois conduisent vite, très vite : on en a "flashé" un qui devait bien faire du 130 km/h en pleine ville !
 Nous commençons par le palais de Ceausescu, réputé pour son "délirium pas très mince". Puis nous revenons dans la vieille ville. Ce ne sont que des rues piétonnes où boutiques et restaurants se côtoient et même s'enchevêtrent. Nous ne sommes pourtant pas un week-end et il y a un monde fou aux terrasses des restaurants.  Nous avons choisi le nôtre sur le Routard, le CARU CU BERE. Sorte de brasserie, immense, magnifique, avec boiseries, colonnes,  fresques, vitraux et tout cela dans une ambiance de fête, animée par deux couples qui enchaînent des danses endiablées et qui invitent les convives à se joindre à eux. Et les prix raisonnables ne gâchent rien. Retour à l'hôtel en taxi, car on n'a plus la force de refaire les quelques kilomètres à pied…  

 


 
Mardi 2 juin BUCAREST- BELGRADE TESLA (LYBE)- 2h18 - BELGRADE JARAK (LYBJ) 0h30  
 On quitte l'hôtel dès 8h. Plan de vol pour BELGRADE-TESLA déposé, il faut encore passer la douane. Puis c'est un vol paisible sous le soleil. Nous survolons des plaines d'une extrême platitude, comme dirait Ségolène, puis le relief s'accentue, autour duquel le Danube se fraie un chemin, ce qui nous donne l'occasion de le retraverser plusieurs fois. Traversée de frontière comme prévu à VELIP, puis c'est Belgrade CTRL qui nous fait descendre à 2 000 ft, puis 1 000ft, non sans nous avoir demandé de confirmer qu'on a bien la vue du sol . On se demande bien pourquoi, vu que le ciel est limpide, puis on comprend que ce doit être une précaution de routine, car le cheminement nous fait passer à quelques centaines de mètre d'un piton qui fait 1 500ft. Sûr que mieux vaut y voir. Nous survolons des villages, puis c'est l'atterrissage. Sortie à la première bretelle, follow-me pour nous parquer.  Tout cela a été vite, mais maintenant nous devons attendre 1 heure le ravitailleur en essence, avant de passer la douane, sortir par la sortie vols internationaux et re-rentrer par l'entrée vols domestiques car nous ne sommes pas autorisés à laisser l'avion sur le terrain. Une délégation de GAZPROM, société russe bien sympathique connue, arrivant demain matin, on fait le ménage. Une bonne âme nous indique le terrain de BELGRADE JARAK, à 10 nautiques de là. Il faut faire un plan de vol, passer par PAPPA puis BRAVO, trouver le terrain (il est en herbe et pas balisé), nous poser comme on peut et nous trouvons au sol des gens qui nous accueillent à bras ouverts. La cantinière nous prépare au barbecue du poulet porc frites excellent. Nous déjeunons sur des tables en bois, dehors sous les arbres qui nous protègent tant bien que mal de la chaleur qui écrase tout et tous. Super. L'instructeur contrôleur du club propose gentiment de nous déposer à une station de taxi, à l'entrée de la ville de BELGRADE, assez loin d'ici. Encore un exercice de virtuosité, celui-ci ne concevant pas de ne pas accélérer au milieu de la circulation, tant que ça passe. Disons un bon 110 km/h en presque ville. Au moins, ça ne traîne pas et tant qu'on s'en sort vivants, pourquoi se plaindre ? Un taxi prend le relais et nous en profitons pour respirer (nous étions en apnée jusque là). Enfin l'hôtel, le ROYAL (aucun rapport avec Ségolène, encore elle), qui, comme son nom ne l'indique pas, offre des chambres plutôt minables. Mais après les émotions que nous venons de subir, on n'a pas envie de faire les difficiles. Et nous voici repartis pour une rapide découverte de cette ville qui nous surprend encore par son niveau "d'européanisation". Une visite aux rives du Danube s'impose. Il y a là un arrêt de bus City Tour qu'on voudrait bien prendre, mais le chauffeur n'a littéralement pas envie de conduire, sans plus d'explication. Pas la peine d'insister, d'autant qu'avec cette chaleur (30°C) on a plutôt envie d'une bonne bière. Nous repartons ensuite à l'assaut (50 m d'altitude) de la citadelle qui domine le Danube et après un court repos sur un banc dans le parc ombragé qui le jouxte, nous déambulons dans les rues, très animées. Tous les restaurants sont complets. Nous trouvons enfin une table dans un petit restaurant situé à 10 m de notre hôtel et nous nous régalons de calamars grillés.  
  
Mercredi 3 juin BELGRADE JARAK (LYBJ)- BELGRADE TESLA (LYBE)- 0h17 - LINZ (LOWL) 2h30  
 Nous prenons à la volée un taxi devant notre hôtel, mais s'il a bien compris que nous ne voulons pas aller à l'aéroport international, il ne connaît pas le terrain de JARAK, où se trouve notre avion. Nous le guidons finalement grâce à notre GPS Air Nav Pro sur notre tablette,  suffisamment précis pour nous amener en "courte finale". Accueil toujours très sympa des instructeurs locaux qui transmettent par fax notre plan de vol pour Belgrade International (douane oblige), via Bravo et Pappa, avec quelques conseils pour ce vol de 10 mn, mais très précis. Plein refait (17 l, mais c'est toujours le dernier litre qui manque quand on tombe en panne d'essence !), douane et police passées (symboliques), nous décidons encore une fois de sauter la Hongrie et d'aller directement à LINZ, en Autriche. A l'origine, nous avions de passer par Trieste, mais d'une part, nous devons rendre l'avion demain soir et nous n'avons guère de temps et d'autre part, la météo annonce des orages sur les Alpes et il est plus sage de  les traverser tout de suite pour se retrouver au nord d'icelles et ne pas être inquiétés par la météo. Sitôt décollés, la tour nous donne curieusement l'ordre de cercler sur Pappa, à 1 km Nord du seuil de la piste en service, jusqu'à atteindre l'altitude 3 000ft, avec le risque qu'on déborde verticale piste, plutôt que nous laisser filer en nous écartant de l'axe de piste.  Mystère, mais ils doivent avoir leurs raisons.  Traverser la partie la plus orientale des Alpes nécessite tout de même de monter à plus de 8 000 ft, avec l'option au dessus ou au dessous des gros cumulus qui les couvrent. Nous commençons pardessus, mais les cumulus s'agglomèrent  et montent de plus en plus. Nous optons alors, à la faveur d'un gros trou, de passer en dessous, quittes à se faire un peu secouer et à surveiller de près les planeurs qui eux, sont tout à fait à l'aise avec de genre de météo. Les Alpes franchies, il faut descendre rapidement sur Linz, via Sierra. Encore une directe, les pleins d'essence, … la routine, quoi !  La dame de l'accueil de l'aéroport nous trouve une chambre en ville. Notre hôtel répond au nom facile à retenir Muhlgiertlerhof am Graben. En attendant le taxi, nous restons un peu à la cafétéria de l'aéroport, le temps de déguster une saucisse de Bavière. Après une courte sieste pour l'un, tandis que les autres suivaient à la télé un match de Rolland Garros, nous repartons nous balader en ville, visite traditionnelle au Danube, de belles églises : Ursulines et Mariendom (magnifiques vitraux) et toujours beaucoup de monde dans les rues. Même des boulistes, équipes mixtes, qui s'affrontent sur une place entourées de cafés, bondés. Pour dîner, nous choisissons un bistrot
 


Jeudi 4 juin LINZ- DAUNAUESHINGEN (EDTD)- 2h25 - St CYR (LFPZ) 2h33  
 Il nous faut atteindre St Cyr avant ce soir. Pour cela, nous partons de bonne heure pour DAUNAUESHINGEN, supposée source du Danube. Pour éviter les zones de Munich, nous ne faisons pas route directe, mais une altération de cap, par le VOR de KEMPTEM. Arrivés sur Daunaueshingen, c'est un peu le cirque car l'agent AFIS ne contrôle rien et en longue finale, un ULM CTLS vient nous couper la route. Nous repartons pour une remise de gaz, sur un circuit très serré, cause survol de la ville limitrophe
interdit. Nous représentons en PTU, mais un avion remonte tranquillement la piste et c'est reparti pour une deuxième remise de gaz. La troisième tentative sera la bonne, au prix d'une PTU glissée.   Le pilote de l’ULM un Canadien vivant en Allemagne viendra s’excuser de nous avoir coupé la route (en fait c’est plutôt la faute du contrôleur) et nous demandera des « tuyaux » pour venir en France car il considère, à juste titre, les zones réglementées de l’est de la France, comme étant inextricables et en tous cas le stressant par anticipation.  Il est juste midi. Le temps de se restaurer sur le terrain (saucisses et flammekueche), plan de vol, essence (curieuse station d'essence, en rond, (comme celle de La Rochelle) en self service, taxe payée, nous décollons vers 14h pour notre ultime étape, St Cyr. Le franchissement de la forêt Noire n'est qu'une formalité, de même que celui du Rhin.  Nous voici sur Colmar. Maintenant l'avion connaît le chemin de la maison et nous ramène à l'écurie sans problème, avec une météo qui nous aura été fidèle pendant quasiment tout ce magnifique voyage.   Nous remarquons au passage de la qualité des liaisons radio en France avec l’information, même à 2.000 ft, comparée à celle des autres pays que nous venons de traverser.  
 


  EN CONCLUSION  
 En tout 25h15 de vol sans grande difficulté ni tracasseries administratives, sans doute un des bienfaits de l’Europe. Les contrôleurs sont très coopératifs, et les agents sur les terrains très serviables et empressés. Il est vrai qu’ils ne sont pas surchargés car le trafic semble très faible, comparé à Saint Cyr ou Lasbordes, même à Munich, Vienne et Bucarest.  Le plus difficile, mais pas insurmontable si l’on s’y prend à l’avance, reste la collecte de la documentation. En effet, nous avons de plus en plus de difficultés à réunir la documentation nécessaire car Jeppesen n’édite plus de cartes papier. Il faut se débrouiller avec les cartes électroniques fournies pas Air Navigation Pro qui comprennent également le relief en coupe très pratique à l’usage.  Malgré tout, une fois en vol, c'est encore notre bon vieux GPS KMD 150, qui équipe notre avion, qui rend le plus de service. Il couvre (presque) tous nos besoins en vol et est très agréable à suivre. L’équivalent du SIA roumain met à disposition sur son site les anciennes cartes Jeppesen papier de 2009, dont nous avions fait des copies d’écran pour les zones terminales qui nous intéressaient. Heureusement, nous avions gardé des vieilles cartes Jeppesen pour tous les pays traversés, (sauf la Roumanie pour laquelle la Jeppesen n’a jamais existé), car il est plus pratique de préparer la navigation sur une vraie carte qui donne une vue d’ensemble de la route, par rapport à une carte électronique.  Nous avions réussi à récupérer les cartes VAC Europe Jeppesen (qui elles non plus ne couvrent pas la Roumanie). Heureusement le site du SIA Roumain permet d’imprimer les VAC avec tous les renseignements nécessaires, notamment la disponibilité en AVGAS. Notre itinéraire qui passait par Arad, Targu Mures, Tulcea et Bucarest était adapté à cette contrainte,  étant les seuls aéroports avec Satu Mare, Baja Mare, Iasi à en disposer.
 Cependant, comme nous sommes obligatoirement sous plan de vol VFR et en contact permanent avec le contrôle il suffit de se conformer aux instructions pour voler en règle. A la réserve près que l’on perd parfois le contact avec le contrôle dès que l’on passe à proximité du relief. Dans ce cas on continue comme indiqué dans le plan de vol et l’on finit toujours par retrouver un contrôleur attentif.  Nous avons particulièrement apprécié le fait que le plan de vol n’est plus obligatoire entre l’Allemagne et l’Autriche et la Tchéquie. A quand la suppression des plans de vol obligatoires dans l’espace Schengen.  Nous craignions le montant des taxes  en Roumanie ayant lu le récit de pilotes de l’aéroclub vauclusien qui avaient payé fort cher en 2011. Sans être bon marché, les taxes sont dans la moyenne car il n’y a pas de handling. Nous avons payé 75 € à Targu Mures, mais nous avons stationné 3 jours, sinon selon la durée du stationnement cela va de 17 à 30 €. Nous avons payé 45 € à Bucarest Baneasa, un peu de la taille du Bourget et 30 € à Belgrade Nikola Tesla équivalent de Roissy, juste pour refueller et passer la douane et l’immigration.   Quant à l'essence, tout étant relatif, on finit par la trouver pas très chère, en France.  
Jacques VAN PRAAG, avec la collaboration de Jean-Yves BACLE et Jacques PALANQUE. 

Récit Images du tour des côtes Bretonnes par Franck Landauer (Vidéo)

Le tour des côtes Bretonnes par Franck Landauer.

Voila un résumé du survol du littoral de l'intégralité des côtes Bretonnes en juin 2014.

Les communications sont présentes. A voir absolument !