Attirés par les voyages à l’étranger, après les îles de la Frise pour les uns, les îles Canari pour d’autres ; et si ces 2 équipages se réunissaient pour un voyage jusqu’en Pologne ?
5 juin 2026 : TOUSSUS – SPA – PADERDORN
La météo du jour n’est pas extraordinaire mais meilleure que la veille et suffisante pour nous lancer dans ce voyage vers la Pologne.
Nous sommes au rendez-vous 9h tous les 6, Théa, Pascal, Emmanuel, Christian et les deux Philippe. Cette première journée doit nous permettre de rejoindre Paderborn, ville de Westphalie en Allemagne après une étape belge à Spa. Malgré un plafond pas très haut mais suffisant, nous nous posons à Spa pour l’heure du déjeuner.
Nos 2 avions sont garés et nous pouvons nous installer à la brasserie qui jouxte les bâtiments de l’aérodrome.


La seconde branche de l’après-midi vers Paderborn est plus sympathique ; le bleu du ciel prend le dessus sur le gris des nuages du matin. Le départ de SPA nous permet de survoler le circuit automobile de Spa Francorchamps.
Arrivée à Paderborn en milieu d’après-midi ; le terrain est immense pour nos 2 DR400 que nous préparons pour une nuit sur place (le nettoyage, les bâches, les cales). Comme à l’accoutumée dans les voyages VFR, l’imprévisibilité de nos destinations nous contraint à ne pas réserver de chambres d’hôtel à l’avance. C’est donc le moment pour rechercher le bon hôtel, bien placé et pas hors de prix. Direction l’IBIS centre ville et tous dans le van 6 places pour y aller.

La fin de journée approche et nous rejoignons rapidement un établissement conseillé par l’hôtel où nous pouvons pleinement profiter de la soirée autour d’une bonne bière et d’un copieux repas ; la balade digestive d’après dîner sera la bienvenue.


Retour à l’hôtel à la nuit tombée pour un rendez-vous le lendemain pour la suite de notre aventure.
06 juin 2026 : PADERBORN – RÜGEN
Rügen est la plus grande île d’Allemagne au bord de la mer baltique et ce sera la destination du jour comme prévu.
L’arrivée sur Rügen nous fait survoler des paysages magnifiques et l’on devine les côtes du Danemark sur notre gauche avant d’atterrir sur ce petit terrain où l’accueil est fort sympathique.



Sur les conseils des agents de l’aérodrome, c’est vers Sassnitz (petite commune au nord-est de l’île) que nos recherches d’hébergement s’orientent. Mais au fait, on y va comment à Sassnitz ? et bien en voiture de location, service proposé sur le terrain.

La soirée commence bien autour d’un verre en terrasse face à la mer puis un repas en salle (il ne fait pas si chaud que cela ici, on est au bord de la baltique). La petite balade du soir nous emmène sur le port où la vie est calme en ce début juin. Un écran en plein air projette un match de foot, le sous-marin britanique transformé en musée est fermé à cette heure et rares sont les passants.


Et au fait, on va où demain ? Les prévisions météo sont-elles acceptables pour 2 branches aéronautiques en Pologne ? Pas si sur ce que cela… et nous risquons fort de devoir rester une nuit supplémentaire sur place (c’était d’ailleurs ce qui était prévu initialement dans notre planning).
Le lendemain au petit déjeuner, la tendance se confirme et nous décidons de prolonger d’une journée sur place.
Notre journée commencera par une balade d’une dizaine de kilomètres au niveau des falaises de calcaire et forêts avant une pause déjeuner au sec et à temps pour ne pas être sous la pluie torrentielle.

Le reste de la journée sera consacré à la détente au spa de l’hôtel (bains, hammam, sauna, …) et la visite du musée du sous-marin.
8 juin 2026 : RÜGEN – SZCZECINSKI – MAGDEBURG – KASSEL
Encore des prévisions météo pas forcément au top sur les jours suivants qui pourraient compromettre la suite de notre voyage vers Cracovie, la république tchèque, l’Autriche ; au sud c’est pas la tempête de ciel bleu.
Après les recherches d’un plan B, une répartition des vols, une préparation des navigations, retour sur le terrain pour restituer la voiture de location, payer nos taxes et mise en route pour la Pologne et son terrain en herbe de Szczecinski !


Escale de courte durée et nous repartons pour l’Allemagne direction Magdeburg. Posés à Magdeburg, quelques litres de 100LL dans les réservoirs et petite pose déjeuner avec nos sandwichs préparés le matin même.
La dernière branche de la journée nous rapproche de notre première étape allemande et c’est parti pour Kassel-Calden. C’est un gros terrain où le marshaller nous guide jusqu’à la station essence avant de nous guider vers le point de stationnement pour la nuit.
La ville de Kassel est très étendue et n’a pas réellement de centre-ville historique (destruction pendant la seconde guerre mondiale). A défaut d’avoir pu prendre une bière dans un pub irlandais…fermé ce jour-là, c’est proche de la gare que nous profiterons d’une table en terrasse pour la soirée.




9 juin 2026 : KASSEL – MAINZ – KOBLENZ – BONN
C’est de nouveau une journée où chacun d’entre nous pourra voler. La première branche nous emmène pour une escale à Mayence. Cette étape est choisie de manière à pouvoir ensuite descendre le Rhin jusqu’à Coblence pour le déjeuner et terminer le circuit touristique pour une nuit à Bonn.


Le vol entre Mayence et Coblence s’effectue sous une météo venteuse le long des méandres du Rhin qui nous offrent de magnifiques vues de châteaux.


La dernière branche entre Coblence et Bonn est courte et techniquement plus compliquée pour éviter les zones de Cologne et respecter les consignes locales.
La recherche d’un hôtel (abordable) est plus compliquée en raison de la préparation de la COP31 qui a lieu en même temps ! Nous décidons de chercher un hébergement proche de Cologne et trouvons un établissement en bord de route (bruyant), sans accueil ni petit déjeuner et à l’architecture étrange. Seul point positif, sa décoration dédiée à l’aviation du fait de la proximité avec l’aéroport de Cologne.


La visite de fin de journée nous emmène en train au centre de Cologne pour sa cathédrale et une halte bière locale : la Kölsch. Pas une soirée sans escale gourmande ; nous nous rapprochons du Rhin pour un dîner dans une brasserie immense où nous profitons pleinement du temps présent et de la balade digestive en bord du Rhin. Nous rentrons en taxi plus vite que nous l’aurions envisagé avant une petite nuit bruyante.
10 juin 2026 : BONN – SPA
Les prévisions météo sur le trajet du retour restent compliquées, incertaines. Et si on retournait à Spa pour la dernière nuit ?
C’est parti ! L’approche sur le terrain (enclavé dans la forêt) nous est maintenant connue et nous nous posons encore à l’heure du déjeuner pris à la même brasserie.
Quelques conseils pris avec les personnes sur le terrain, un hôtel réservé et hop, notre taxi nous conduit en ville. L’après-midi doit nous permettre de visiter les bains, de prendre le funiculaire, de gouter l’eau ferrugineuse (c’est là !!). Mais rien n’y fait : la fontaine à eau de l’office du tourisme, les bains et le funiculaire sont tous fermés pour maintenance !
Plan B, une autre fontaine pour goûter l’eau, une marche pour rejoindre les bains à pied et nous redescendons pour une halte gouter au centre-ville et à l’abri car les averses viennent perturber notre visite.



La soirée se poursuit dans une pizzeria dont la décoration est dédiée à l’automobile. La nuit sera reposante après celle de la veille bien plus compliquée.
11 juin : SPA – REIMS – TOUSSUS
La mauvaise météo matinale (il a quand même bien plu la veille au soir) et les zones belges actives sur notre route du retour nous contraignent à retarder notre heure de départ. Certains en profitent pour échanger avec le personnel sur place et d’autres pour préparer la navigation.
Dès que le ciel s’éclaircit, nous partons préparer nos machines. Le décollage ne pose pas de soucis et restons en dessous des zones de Bruxelles direction la France. L’étape vers Reims ne présente pas de difficulté, excepté le restaurant sur le terrain qui affiche complet jusqu’à ce que le patron nous dresse une table pour 6. Mais voilà, c’était sans compter les orages prévus dans l’après-midi qui pourraient compromettre notre retour. Changement de programme, on oublie le repas et on se remet en route pour la maison, direction Toussus.
Nous sommes accueillis par Jacques qui, resté en région parisienne, nous a suivi pendant tout notre périple en gardant un oeil curieux sur les enregistrements de nos vols dans le système de gestion.
C’est une belle semaine qui s’achève avec 17 heures de vol par avion, 12 terrains visités et quelques passages de frontières.
Que ce récit puisse vous donner envie de voler hors des frontières, en groupe et partager des moments inoubliables


Théa, Philippe, Manu, Philippe, Christian et Pascal
